Nigeria : plus de 400 otages libérés par Boko Haram dans l’extrême nord
Plus de 400 personnes kidnappées au début de l’année dans un village de l’État de Borno, au nord-est du Nigeria, ont été relâchées par le groupe djihadiste Boko Haram, ont confirmé un sénateur et un responsable de la jeunesse.
Depuis 2009, l’insurrection djihadiste menée par Boko Haram puis par l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria. Les enlèvements de masse suivis de libérations contre rançon sont courants. Samaila Kaigama, président de l’organisation de jeunesse Borno South Youth Alliance (BOSYA), a annoncé avoir obtenu la libération des 416 femmes et enfants capturés à Ngoshe. « Ils ont été libérés samedi », a-t-il précisé. Le sénateur Mohammed Ali Ndume, de l’État de Borno, a également confirmé cette libération.
Les autorités nient payer des rançons
Ngoshe se situe à moins de 10 km de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, une zone tenue par Boko Haram. Le village a subi de multiples attaques des combattants islamistes. Aucun détail sur les conditions de la libération n’a été communiqué dans l’immédiat. Ali Ndume a déclaré ne pas connaître les circonstances. L’organisation BOSYA, qui avait établi des canaux de communication entre les ravisseurs et les familles, n’a pas fourni d’informations supplémentaires.
Les autorités nigérianes disent ne pas verser de rançons, mais des analystes estiment que cette pratique est courante, tant de la part du gouvernement que des familles. Selon le cabinet de conseil SBM Intelligence, environ 1,66 million de dollars ont été payés en rançons entre juillet 2024 et juin 2025 à divers groupes armés au Nigeria, incluant djihadistes, « bandits » et séparatistes.