Nouvelles sanctions américaines contre les rebelles en République démocratique du Congo
Les États-Unis frappent des chefs militaires des FDLR et du M23 dans l’Est de la RDC

Washington a annoncé l’instauration de mesures restrictives inédites visant des figures clés des groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ces sanctions s’inscrivent dans une volonté de faire cesser les violences persistantes depuis 2021.
Le porte-parole du Département d’État, Thomas Pigott, a détaillé les raisons de ces nouvelles restrictions : «Ces commandants, identifiés comme des acteurs majeurs de l’instabilité, sont directement responsables d’exactions graves. Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par Kigali, figurent parmi les entités visées.»
Des accusations précises contre les commandants sanctionnés
Gustave Kubwayo, officier des FDLR, est pointé du doigt pour son rôle dans des violences ethniques, l’utilisation de mineurs soldats et des agressions sexuelles. Ses actions, selon Washington, menacent également la stabilité du Rwanda voisin.
John Imani Nzenze, responsable du renseignement au sein du M23, est quant à lui accusé de meurtres, de violations massives des droits humains et d’attaques délibérées contre des civils dans la région congolaise.
Ces mesures s’ajoutent aux engagements internationaux de la RDC, notamment les Accords de Washington signés en décembre 2025 et le Cadre de Doha, qui visent à rétablir la paix dans les Grands Lacs.
Les autorités américaines ont réitéré leur détermination : «Tous les moyens seront mobilisés pour garantir le respect des accords et instaurer une paix durable dans cette partie de l’Afrique», a-t-on fait savoir.