Ousmane sonko célèbre serigne touba à touba avant le grand magal

Une visite chargée de symboles avant le Grand Magal

À l’approche de la célébration du Grand Magal, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, s’est rendu à Touba pour une visite empreinte de sens. Accompagné d’une délégation de députés et de responsables de son parti, Pastef, il a rencontré le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Ce déplacement s’inscrit dans la tradition des hommages rendus au guide spirituel avant l’événement annuel le plus important de la communauté mouride.

Un hommage appuyé à l’héritage spirituel et patriotique

Face au patriarche des mourides, Ousmane Sonko a exprimé toute l’admiration que suscite en lui la figure de Serigne Touba, fondateur du mouridisme. « Jamais notre joie n’a été aussi grande. Jamais notre estime n’a été aussi profonde pour Serigne Touba, au regard de son œuvre, de ses enseignements et de son parcours », a-t-il souligné. Il a ensuite insisté sur le modèle de leadership incarné par le fondateur du mouridisme, un exemple de patriotisme et de souveraineté pour les dirigeants actuels. « Pour être libre, il faut être indépendant », a-t-il affirmé, une déclaration qui résonne avec les valeurs portées par son mouvement politique.

La grandeur de Touba : une leçon d’autonomie financière

Le président de l’Assemblée nationale a également rappelé un épisode marquant de l’histoire de Touba, illustrant la vision audacieuse de Serigne Touba. « On m’a rapporté qu’à l’époque, pour construire la grande mosquée, Serigne Touba avait demandé aux disciples de contribuer à hauteur de 140 francs chacun. Il avait refusé l’offre d’un étranger qui proposait de financer entièrement l’édifice », a-t-il expliqué. « Cette stratégie a permis à Touba de se développer sans s’endetter. Si nous avions suivi cet exemple, nous ne serions pas aujourd’hui accablés par les dettes publiques », a-t-il analysé, livrant ainsi une critique subtile des pratiques de gestion économique du pays.

Une gouvernance inspirée par les valeurs de transparence

Pour conclure, Ousmane Sonko a cité Serigne Cheikh Gaindé Fatma, insistant sur l’importance d’une gestion publique fondée sur la transparence et le respect des contributions citoyennes. « Demander à chacun ce qu’il peut donner, puis investir avec honnêteté pour que personne n’en ignore », a-t-il résumé. Cette vision s’aligne sur les principes défendus par son parti, Pastef, qui prône une administration plus rigoureuse et plus proche des réalités des citoyens.

Une tradition politique qui se poursuit

Cette visite s’inscrit dans la continuité des rencontres organisées avant le Grand Magal, comme celle effectuée quelques jours plus tôt par le président Bassirou Diomaye Faye. Le khalife général des mourides a, quant à lui, salué cette démarche, encourageant Ousmane Sonko à poursuivre sa mission au service de la paix et de la cohésion nationale.