Ousmane sonko dénonce la pression occidentale sur l’homosexualité au Sénégal
Le Premier ministre du Sénégal Ousmane Sonko s’exprime avec énergie à l’Assemblée nationale à Dakar le 28 novembre 2025, illustrant ses prises de position sur les questions sociétales. (Photo SEYLLOU / AFP)

Un discours ferme face aux tentatives d’influence étrangère

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a récemment vivement critiqué les pressions exercées par certains pays occidentaux pour imposer des normes sociétales jugées contraires aux valeurs traditionnelles du pays. Dans une allocution remarquée à l’Assemblée nationale, il a dénoncé les tentatives d’imposer l’homosexualité comme un standard universel, qualifiant cette démarche d’ingérence inacceptable dans les affaires internes du Sénégal.

Les fondements d’une opposition assumée

Ousmane Sonko a rappelé que les traditions et les croyances locales doivent primer sur les influences extérieures. Pour lui, l’adoption de lois ou de comportements promus par des puissances étrangères menace l’équilibre culturel et social sénégalais. Cette position s’inscrit dans un contexte où les débats sur les droits LGBT+ gagnent en visibilité, notamment sous l’influence de financements internationaux.

L’homosexualité : un sujet sensible au Sénégal

Le Sénégal, pays à majorité musulmane, considère l’homosexualité comme illégale selon son code pénal. Les propos de Sonko reflètent une sensibilité accrue face aux pressions extérieures visant à modifier ce cadre légal. Les associations de défense des droits humains, tant locales qu’internationales, multiplient les campagnes pour faire évoluer la législation, ce qui suscite de vives réactions au sein de la classe politique.

Un enjeu de souveraineté culturelle

Pour Ousmane Sonko, la question dépasse le cadre juridique : il s’agit d’une question de souveraineté culturelle. Le Premier ministre a insisté sur le droit des nations africaines à définir elles-mêmes leurs normes sociales, sans imposition venue de l’extérieur. Cette posture s’aligne sur celle de plusieurs dirigeants du continent, qui rejettent les conditionnalités liées à l’aide au développement.

Réactions et perspectives

Ses déclarations ont suscité des réactions contrastées. Si certains y voient une défense légitime des valeurs nationales, d’autres dénoncent une rhétorique régressive. Les observateurs soulignent que ce discours pourrait renforcer les clivages autour des questions sociétales, tout en galvanisant une partie de l’opinion publique derrière une vision conservatrice de la société.

La tension entre ouverture internationale et préservation des traditions locales reste un sujet brûlant, tant au Sénégal que dans d’autres pays africains confrontés à des débats similaires.