Partage d’expertise marocaine au Tchad pour renforcer la lutte anti-corruption
Le procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public marocain, Hicham Balaoui, a échangé sur l’expérience du Maroc en matière de lutte contre la corruption avec Ousmane Abderamane Djougourou, inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption du Tchad. Cette séance de travail s’est tenue à Rabat dans le cadre d’une visite officielle dédiée à l’échange d’expertises et de bonnes pratiques entre les deux pays.
Renforcement des dispositifs juridiques et institutionnels
Lors de cette rencontre, Hicham Balaoui a détaillé les fondements du système marocain de prévention et de répression des actes de corruption. Il a notamment souligné l’importance du cadre juridique renforcé, des structures institutionnelles dédiées et de la stratégie pénale mise en œuvre par la Présidence du Ministère public. Ces éléments constituent des piliers essentiels pour garantir l’intégrité et la transparence dans la gestion publique.
Échanges sur les meilleures pratiques comparées
Les discussions ont également porté sur les mécanismes les plus efficaces pour traquer et sanctionner les pratiques corruptrices. Les deux responsables ont comparé les approches adoptées par leurs pays respectifs, en insistant sur l’importance d’une collaboration étroite entre les autorités judiciaires et les instances de contrôle.
Outils innovants pour une lutte efficace
La délégation tchadienne a eu l’opportunité de découvrir plusieurs initiatives innovantes déployées par le Maroc. Parmi celles-ci, la ligne directe dédiée aux signalements de corruption se distingue par son accessibilité et sa réactivité. Par ailleurs, la plateforme numérique e-TABLIGH a particulièrement retenu l’attention. Cet outil permet aux citoyens de dénoncer des actes présumés de corruption de manière sécurisée, en s’appuyant sur des technologies de pointe pour garantir la confidentialité et l’efficacité des signalements.