Révision constitutionnelle au Sénégal : le PDS appelle au rejet massif et dénonce les plans d’Ousmane Sonko
Le PDS se mobilise pour le « Non » face au projet de réforme constitutionnelle
Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a officiellement pris position concernant le futur référendum sur la révision de la Constitution. Si l’organisation dirigée par Karim Wade salue l’initiative du président Bassirou Diomaye Faye de soumettre ces changements à l’arbitrage populaire, elle exprime une opposition catégorique au contenu des réformes proposées.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi, la formation libérale exhorte ses partisans et les citoyens sénégalais à rejeter ces modifications. Pour le PDS, ce scrutin représente un enjeu crucial pour la sauvegarde de l’équilibre des pouvoirs au Sénégal.
Des réformes jugées périlleuses pour la démocratie
Le parti demande une mobilisation générale pour faire triompher le « Non ». Selon les responsables du mouvement, les amendements suggérés ne serviraient que des intérêts particuliers, pointant directement la responsabilité d’Ousmane Sonko dans cette démarche. Le PDS estime que ces évolutions législatives menacent les fondements de la République et la stabilité des institutions nationales.
Le communiqué accuse par ailleurs le leader de Pastef de chercher à instaurer une crise institutionnelle majeure. Le parti souligne que cette stratégie intervient dans un climat marqué par des difficultés économiques et sociales croissantes, dont il impute la responsabilité à la gestion actuelle.
Accusations de déstabilisation et violences parlementaires
Au-delà du texte constitutionnel, le PDS dénonce ce qu’il qualifie de manœuvres politiques visant à fragiliser l’ordre établi. Un appel pressant a été lancé au chef de l’État et aux autorités judiciaires pour garantir la protection des libertés publiques et le maintien de la paix civile face à ces velléités de déstabilisation.
Enfin, la formation politique a tenu à condamner fermement les agressions subies par le député Abdou Mbow au sein de l’Hémicycle. Le PDS désigne des parlementaires issus des rangs de Pastef comme les auteurs de ces violences, illustrant ainsi le climat de tension extrême qui règne actuellement dans le paysage politique sénégalais.