Tchad : 200 jeunes formés aux métiers verts à N’Djamena
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Tchad : 200 jeunes formés aux métiers verts à N’Djamena

La Mairie de N’Djamena et l’ONAPE lancent un programme d’insertion de 200 jeunes dans les métiers du maraîchage. Objectif : favoriser l’emploi durable et accélérer la transition écologique de la capitale tchadienne.

Jeunes formés au maraîchage à N'Djamena

Une initiative inédite a marqué la scène économique et environnementale de N’Djamena ce 15 juillet 2026. La Mairie de N’Djamena, en collaboration avec l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE), a officiellement lancé le projet d’insertion de 200 jeunes dans les métiers verts. Le programme, intégré au PROJEV, vise à transformer le visage du chômage des jeunes tout en renforçant l’agriculture urbaine écologique.

Lors de la cérémonie organisée à l’espace Kuweïte de Farcha, Mahamat Alhafiz Idriss, responsable du crédit agricole à l’ONAPE, a rappelé l’ambition du projet : fournir aux jeunes les compétences nécessaires pour lancer des activités génératrices de revenus. Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale de création d’emplois durables, a-t-il précisé, tout en soulignant l’importance de l’accompagnement financier pour concrétiser ces vocations.

Djamal Moussa Yaya, maire du premier arrondissement de N’Djamena, a salué la collaboration interinstitutionnelle mise en place. « Cette synergie entre la mairie et l’ONAPE démontre que les défis comme le chômage des jeunes peuvent être relevés par des actions concertées », a-t-il déclaré. Le maire a également mis en avant l’impact positif de ce projet sur la cohésion sociale et le développement local.

Nassouradine Abakar Kessou, directeur général de l’ONAPE, a rappelé les enjeux cruciaux pour le Tchad : réduire le taux de chômage et de sous-emploi chez les jeunes. Malgré les atouts du pays, ce défi persiste. « Les métiers verts représentent une solution durable en combinant création d’emplois, protection de l’environnement et résilience économique », a-t-il expliqué. Le maraîchage urbain apparaît ainsi comme un secteur stratégique pour répondre à ces objectifs.

Seid Adji Seid, directeur de cabinet adjoint de la mairie de N’Djamena, a présenté le plan MIDI comme une réponse concrète aux aspirations de la jeunesse. Ce plan s’articule autour de cinq axes majeurs : promotion du civisme, formation pratique, accompagnement entrepreneurial, transition agricole urbaine et soutien aux industries culturelles. L’objectif affiché est clair : offrir aux jeunes une qualité de vie digne et des perspectives professionnelles solides.

S’adressant directement aux bénéficiaires, il a transformé leur statut : « Vous n’êtes plus des demandeurs d’emploi passifs. Dès aujourd’hui, vous incarnez la transition écologique de N’Djamena. Ces métiers verts ne sont pas des solutions temporaires, mais des leviers de développement économique, de préservation environnementale et d’amélioration du cadre de vie de tous les Tchadiens ».

Après une formation technique intensive, les 200 jeunes bénéficiaires seront installés sur un terrain de dix hectares dédiés au maraîchage. Ce projet pilote pourrait bien s’étendre à d’autres régions du Tchad, marquant ainsi une étape importante vers une économie verte et inclusive.