Argentine suisse : l’albiceleste défie les pronostics en coupe du monde 2026
Coupe du Monde 2026

Argentine suisse : l’Albiceleste défie les pronostics en Coupe du monde 2026

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Face à la Suisse en quarts de finale ce dimanche (3h), l’Argentine aborde ce match avec une confiance teintée d’expérience. Après avoir frôlé l’élimination à chaque tour, l’Albiceleste prouve que son mental d’acier est désormais une arme redoutable en Coupe du monde 2026.

Atlanta, mardi dernier, 19h59 au chronomètre. L’Argentine, menée 2-0 par l’Égypte, voit Lionel Messi s’apprêter à tourner la page de sa dernière Coupe du monde. Mais dans les arrêts de jeu, une inspiration survient : une frappe de Cristian Romero (79e), suivie d’un coup de tête victorieux d’Enzo Fernandez (90e+3) à la 93e minute. Les larmes de Messi symbolisent cette résilience inébranlable.

Un exploit qui s’inscrit dans la continuité d’un parcours semé d’embûches. Trois jours plus tôt, face au Cap-Vert, les Argentins avaient déjà dû batailler ferme. Menés à deux reprises, ils ont égalisé, puis triomphé en prolongations (3-2 a.p) contre une équipe classée 64e au classement FIFA. Une équipe qui ne recule jamais, même quand les crampes menacent et que les occasions se raréfient.

Cette force mentale, devenue la signature de l’équipe, fascine les observateurs. « Ce groupe possède une personnalité et un tempérament exceptionnels. C’est leur force majeure », souligne Franck Leboeuf, champion du monde 1998. « Leur solidarité est surprenante. Elle peut faire la différence face à n’importe quelle formation », ajoute-t-il. Une solidarité qui transcende les individualités et forge une unité redoutable.

La garra argentine : un héritage de ténacité

Au pays du tango et du football passionné, la « garra » – cette combativité sans faille – est érigée en dogme. Les médias et supporters locaux en font l’éloge après chaque victoire. Le quotidien Olé résume cette philosophie : « La résilience ne s’achète pas. Elle se vit. L’Argentine ne se contente pas de jouer : elle souffre, se bat, et ne lâche jamais ».

Souleymane Diawara, ancien international sénégalais et consultant, nuance ce tableau idyllique : « Une équipe aspirant à un doublé mondial ne doit pas trembler face à des nations comme le Cap-Vert ou l’Égypte. L’Argentine reste vulnérable et n’a pas encore affronté une grande puissance ». Pour Éric Di Meco, ex-défenseur, la Suisse en quarts, tout comme l’Angleterre ou la Norvège en demi-finales, ne constituent pas une menace majeure : « Leur parcours est ouvert jusqu’à la finale. Ce n’est pas mon équipe préférée à regarder, mais la méthode fonctionne. Pourquoi changer ? ». D’ailleurs, l’Argentine détient le record de matchs en prolongations en Coupe du monde (12), avec 10 victoires à la clé.

Un niveau supérieur à 2022 ?

Le titre mondial au Qatar en 2022 reposait déjà sur des succès fragiles. Hormis une large victoire contre la Croatie en demi-finales (3-0), les autres matchs s’étaient joués dans l’étau : une qualification en or contre l’Australie (2-1), puis deux drames aux tirs au but – contre les Pays-Bas en quarts (2-2, 4-3 t.a.b) et la France en finale (2-2, 4-2 t.a.b). Pourtant, le noyau dur de 2022 est toujours en place en 2026. « Dès le premier match, j’ai senti que cette équipe avait autant de potentiel qu’en 2022 », confie Leboeuf. Pour Rothen et Di Meco, l’Albiceleste serait même plus aboutie qu’il y a quatre ans.

Cette progression s’explique par l’expérience accumulée et la forme étincelante de ses leaders. « Messi est plus dominant qu’en 2022 », observe Di Meco. Avec huit buts en quatre matchs, le génie argentin porte son équipe. Pourtant, certains y voient une faiblesse : « Messi ne pourra pas éternellement sauver l’Argentine. Le jour où il sera neutralisé, l’équipe s’effondrera », met en garde Diawara. Malgré tout, le rêve d’un deuxième titre consécutif anime tout un pays.