Avancement des fonctionnaires béninois au 12ème échelon : une avancée majeure pour 1 110 agents
Une avancée significative vient d’être enregistrée dans la fonction publique béninoise. Le gouvernement a enfin validé la régularisation administrative et financière de 1 110 fonctionnaires, jusqu’ici bloqués au 11ème échelon de leur carrière. Cette décision, saluée par les syndicats et les agents de l’État, marque un tournant dans la gestion des ressources humaines au Bénin.
Une mesure tant attendue par les agents de l’État
Les fonctionnaires concernés, qui remplissaient les conditions d’ancienneté et de mérite au 31 décembre 2025, voient leur situation enfin régularisée. Leur passage automatique au 12ème échelon entre en vigueur immédiatement, mettant un terme à des mois d’attente et d’incertitudes. Cette décision s’accompagne du versement des rappels de salaires, offrant une bouffée d’oxygène financière aux agents concernés.
Fin des blocages techniques et financiers
Le déblocage de cette situation résulte d’un retard accumulé dans l’alignement des systèmes informatiques et financiers. Bien que la grille de progression ait été élargie pour faciliter l’avancement au sein du Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines et de la Paie (SIGRHP), des lenteurs administratives et techniques avaient freiné le passage au 12ème échelon. En officialisant cette mesure, l’exécutif béninois modernise la gestion des carrières et sécurise les droits des fonctionnaires.
Les ministères concernés ont reçu pour consigne de calculer sans délai l’impact financier de cette régularisation. Les rappels de salaires, accumulés depuis des mois, seront versés dans les meilleurs délais aux agents bénéficiaires.
Un geste fort pour la cohésion sociale
Cette décision s’inscrit dans une démarche plus large visant à renforcer la paix sociale au Bénin. En répondant aux attentes des fonctionnaires, le gouvernement envoie un signal clair en matière de justice salariale et de rigueur administrative. Cette avancée est d’autant plus importante qu’elle intervient en pleine période de réformes structurelles, où l’engagement des agents de l’État est essentiel.
Le président Romuald Wadagni confirme ainsi sa volonté de moderniser l’administration tout en préservant la stabilité sociale.