Cameroun : faux décrets à la CRTV, un homme derrière les barreaux à Yaoundé

Cameroun : faux décrets à la CRTV, un homme derrière les barreaux à Yaoundé

Un individu a tenté de faire diffuser des décrets frauduleux via les ondes de la radio nationale camerounaise. L’affaire, survenue en juin 2026, vient d’aboutir à une incarcération à Yaoundé. Les documents présentés comme officiels, dont un prétendu décret de nomination d’un vice-président de la République, ont été rapidement identifiés comme des faux par les autorités.

Cameroun : faux décrets à la CRTV, un homme derrière les barreaux à Yaoundé

Une tentative de manipulation des médias d’État

Le 12 juin 2026, Johann Adriel Sitchom Kuate se présente au siège de la CRTV, à Nlongkak, en présentant des documents qu’il qualifie de « prioritaires ». Parmi eux, un décret attribuant la vice-présidence de la République au signataire lui-même. Les employés de la radio, habitués à traiter ce genre de formalités, suspectent immédiatement une irrégularité. Le texte, bien que rédigé dans les règles de l’art, porte une signature qui ne correspond à aucun document authentique.

Les responsables de l’institution, conscients de la gravité de la situation, alertent immédiatement les hautes autorités de l’État. Une vérification menée en urgence confirme l’absence de tout décret similaire dans les registres officiels. Pire encore : le nom de Johann Adriel Sitchom Kuate apparaît comme destinataire d’une nomination qui n’a jamais été prononcée.

Une enquête aux implications politiques

Le caractère prémédité de cette tentative interroge. S’agit-il d’une initiative isolée, fruit d’un esprit dérangé, ou d’une manœuvre plus large visant à semer le trouble dans les institutions ? Quoi qu’il en soit, les autorités n’ont pas tardé à engager des poursuites. Johann Adriel Sitchom Kuate est désormais accusé de tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, un chef d’accusation qui pourrait lui valoir une peine lourde.

Cette affaire rappelle les risques liés à la désinformation institutionnelle et souligne l’importance de la vigilance face aux documents sensibles. Les médias, en première ligne, jouent un rôle clé dans la prévention de telles tentatives. Quant à l’accusé, il devra désormais répondre de ses actes devant la justice camerounaise.