Fédération politique au Sénégal : codes et pastef unissent leurs forces
Dans un contexte politique marqué par des tensions internes et des enjeux électoraux majeurs, la Coordination des Organisations Démocratiques et Sociales (CODES) a annoncé sa fusion avec le parti Pastef-Les Patriotes, dirigé par Ousmane Sonko. Cette décision stratégique s’appuie sur une analyse critique de la conjoncture actuelle, jugée préoccupante pour la pérennité du Projet de transformation sociale porté par le leader politique.
Le Directoire de la CODES a justifié cette alliance en soulignant que le pouvoir en place aurait écarté les « véritables artisans » de la révolution patriotique du 25 mars 2024. Selon le communiqué officiel, cette manœuvre aurait pour objectif direct de saper l’autorité d’Ousmane Sonko, présenté comme le « guide de la révolution ». Cette vision s’aligne sur les discours récents du président, notamment lors du congrès de Diamniadio, où il avait évoqué la nécessité de préserver un « bloc populaire » pour éviter que la conquête du pouvoir ne se transforme en une simple prise de contrôle institutionnelle.
Face à cette situation, la CODES a lancé un appel solennel à la mobilisation citoyenne. L’organisation invite la jeunesse et l’ensemble des forces vives du pays à rejoindre les rangs de Pastef-Les Patriotes afin de protéger le projet politique. Le communiqué appelle également les autres forces démocratiques à « se compter par centaines, par milliers et par millions » pour renforcer cette dynamique et garantir la victoire du projet dans les urnes.
Cette fusion intervient alors qu’Ousmane Sonko intensifie ses déplacements à travers le Sénégal pour mobiliser ses soutiens en vue des prochaines échéances électorales. Récemment, lors d’une tournée dans la ville de Mbacké, il avait appelé ses responsables locaux à surmonter leurs divergences internes en prévision de la présidentielle de 2029. Cette alliance entre la CODES et Pastef contraste avec les départs récents de plusieurs cadres du parti, qui ont choisi de rejoindre la majorité présidentielle, illustrant ainsi la polarisation croissante du paysage politique sénégalais.