Niger : le général Tiani accuse la France et ses voisins après l’attaque de Niamey
Le climat diplomatique entre le Niger et la France s’envenime davantage. Suite à un assaut violent contre l’aéroport de Niamey, le dirigeant de la junte a ouvertement pointé du doigt Emmanuel Macron, ainsi que les présidents du Bénin et de Côte d’Ivoire, les qualifiant de commanditaires de l’opération. Cette actualité AES met en lumière une riposte musclée où vingt assaillants ont perdu la vie, parmi lesquels figurerait un ressortissant français.
Une offensive repoussée avec le soutien de la Russie
L’incident s’est déroulé au cœur de la nuit. Selon le ministère de la Défense nigérien, un commando de mercenaires a pris pour cible la base aérienne 101. Après une demi-heure d’échanges de tirs, les forces locales ont lancé une contre-offensive d’envergure. Le général Abdourahamane Tiani a tenu à saluer l’efficacité de ses troupes et l’appui déterminant des instructeurs de Russie dans la sécurisation du périmètre.
Le bilan communiqué par les autorités fait état de quatre militaires blessés. Outre les décès dans les rangs des assaillants, onze individus ont été capturés. Le chef du pouvoir nigérien a adressé une mise en garde sévère à Patrice Talon et Alassane Ouattara, affirmant que le pays ne resterait plus sans réaction face à ces menaces extérieures dans le cadre de la défense de la souveraineté Sahel.
Uranium et enjeux stratégiques de l’aéroport
Le site visé n’est pas seulement un terminal civil. C’est un centre névralgique qui accueille des infrastructures de drones et le commandement de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’endroit stocke également plus de 1 000 tonnes d’uranium, objet d’un litige majeur avec l’entreprise française Orano, qui conteste son éviction par l’État nigérien.
Piste terroriste ou mercenariat ?
Bien que la junte privilégie la thèse de mercenaires à la solde de puissances étrangères, l’ombre de la menace djihadiste plane sur cette AES actualité. Le pays lutte activement contre le JNIM et l’EIS dans plusieurs régions. Pour l’heure, aucune de ces organisations n’a revendiqué l’acte, laissant planer le doute sur les véritables auteurs de cette incursion armée à Niamey.