Paul biya : le régime camerounais dément la vacance du pouvoir après 40 jours d’absence

Paul biya : le régime camerounais dément la vacance du pouvoir après 40 jours d’absence

Portrait officiel du président Paul Biya du Cameroun

Face aux interrogations sur la vacance prolongée du pouvoir au Cameroun, Jacques Fame Ndongo, ministre d’État en charge des Relations avec les Assemblées, a vivement réagi. Il qualifie l’hypothèse d’une « absence de 40 jours du président » de « barbarisme juridique, politique et logique ». Selon lui, aucune règle légale ne fixe une durée maximale pour l’absence du chef de l’État hors du territoire national.

Le ministre rappelle que le président Paul Biya, en fonction depuis 1982, exerce pleinement ses fonctions, traitant les dossiers par visioconférence ou via des moyens numériques accessibles à ses collaborateurs. Une telle situation ne saurait être assimilée à une « disposition constitutionnelle inexistante », ajoute-t-il avec fermeté.

Il dénonce par ailleurs ceux qui s’adonnent à une « imagination féconde et vagabonde » en spéculant sur une gouvernance à distance, qualifiant ces propos de dérangeants et infondés.

Le MRC dénonce un « exil de fait »

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parti d’opposition dirigé par Maurice Kamto, a immédiatement réagi aux déclarations du gouvernement. Mamadou Mota, vice-président du MRC, s’interroge : « À partir de combien de semaines d’absence physique l’exercice de la magistrature suprême devient-il une illusion ? Quarante-cinq jours en dehors du territoire national, ce n’est pas un séjour, c’est un exil de fait. »

Le parti dénonce avec ironie l’idée d’un Cameroun « gouverné en télétravail clandestin », suggérant que le président suivrait les affaires nationales par des canaux électroniques, sans présence physique sur le sol camerounais.